La sophrologie en entreprise, en 10 questions.

1 / La sophrologie, quesako ?

La sophrologie a été conçue dans les années 60 par le Professeur Alfonso Caycedo. Neuropsychiatre, il cherchait à aider ses patients, au delà des techniques de l’époque. Son parcours l’a amené à explorer plusieurs approches, comme l’hypnose, la méditation bouddhiste, le zen japonais, le yoga, etc.

Ce sont autant de “ficelles” que le sophrologue mettra à l’oeuvre, ensemble ou de façon distinctes, selon le besoin et la personne. Cela offre un éventail infini de possibilités d’adaptation, selon l’objectif à atteindre.

2/ A quoi peut servir la sophrologie en entreprise? 

Gérer le stress : c’est LA raison qui amène beaucoup de personnes à expérimenter la sophrologie. Son efficacité en ce domaine est bien connue. Mais c’est loin d’être le seul domaine d’action.

En entreprise, les besoins s’articulent autour de la concentration, la productivité, la créativité, la place de chacun dans l’équipe, par exemple.

Le confinement et le télétravail tendent à faire tomber la barrière entre la vie professionnelle et la vie privée. Le chef d’entreprise trouvera donc aussi un intérêt à ce que ses collaborateurs retrouvent un meilleur sommeil, gèrent mieux leurs émotions, exploitent davantage leurs talents, leur énergie, développent leurs capacités d’adaptation, etc.

3/ Quel sont les bénéfices pour l’entreprise et les collaborateurs ?

Les études démontrant l’importance de la qualité de vie au travail sont nombreuses. Toutes démontrent combien un salarié heureux et épanoui est un salarié efficace, motivé, engagé. 

La sophrologie est aussi une école de l’écoute et du respect. L’esprit collectif y gagne naturellement. Cela se traduit financièrement grâce à l’impact positif sur l’absentéisme et le turn over.

4/ Comment se déroule une séance ?

Le principe de base de la pratique est le lien entre le corps et l’esprit. Quand l’un est en souffrance, l’autre en pâtit, d’une manière ou d’une autre. Ce lien est aussi vrai dans une version positive : quand l’un se détend, l’autre est aussi plus léger.

On va donc commencer la séance par mettre à l’oeuvre le corps, par la respiration et le mouvement. Les exercices sont adaptés au dynamisme et aux capacités de chacun.

Puis, après un temps de relaxation guidée, c’est la force du mental qui sera sollicitée. Visualiser permet de retrouver ou d’expérimenter des situations, ou des sensations, pour relancer ou éveiller les ressources dont la personne a besoin.

Pour prendre une image, c’est le même mécanisme que le rêve ou le cauchemar. Tout le monde s’est déjà réveillé en pleine nuit, à la suite d’un cauchemar, paniqué, avec une respiration courte, le coeur battant la chamade, glacé ou à l’inverse transpirant. Pourtant, le cauchemar n’est « que » dans la tête ! L’exercice est le même, en version positive. Visualiser vos dernières vacances réussies, et déjà vous esquissez un sourire… le corps réagit. D’ailleurs, les neurosciences le prouvent aujourd’hui : le cerveau active les même zones, ne fait pas de différence entre ce qu’il perçoit en vrai et ce que l’on imagine. C’est d’ailleurs très largement répandu chez les sportifs.

La séance s’ouvre et se conclut aussi par un temps d’échange d’où l’on fait le point et tire les leçons de la pratique.

A quelques exceptions près, tout le monde peut en bénéficier. Mais mieux vaut que les participants soient volontaires. Sinon, cela reviendrait à jouer un match de football en restant sur le banc de touche…

5/ Pourquoi de la sophrologie plutôt que du yoga ou de la méditation ?

Tous les chemins mènent à Rome, comme dit l’adage. Mais la sophrologie dispose de quelques atouts. 

Plus active que la méditation, moins physique que le yoga, la sophrologie se situe dans une autre dynamique. Grâce à la diversité des « ficelles », chacun y trouvera son bénéfice propre. Pour certains, les exercices de respiration seront les plus puissants. Pour d’autres, cela passera par les mouvements du corps, à moins que ça ne soit la capacité d’imagination, de visualisation… Notons d’ailleurs que la méditation faisant partie des fondements de la sophrologie, elle peut être l’occasion de se familiariser et d’expérimenter la méditation.

Les effets de la sophrologie se prolongent bien au delà des séances.

Les participants y trouveront des pratiques exportables dans leur quotidien : faire un exercice de respiration pour être dans les meilleures dispositions avant de passer un appel à un client difficile, avoir quelques pratiques pour évacuer le stress au moment d’une réunion complexe. Ces techniques ne prennent que quelques minutes et ne nécessitent ni cadre particulier, ni tenue adaptée. Autrement dit, aux sortir d’un parcours de séances de sophrologie, les participants disposent de pratiques ad vitam eternam. Ils sont pleinement acteurs !

6/ Que faut-il prévoir comme installation ?

La pratique peut se faire en individuel ou en collectif, en présentiel ou en visio-conférence. On privilégiera un lieu calme, à l’abri des regards.

7/ N’est-ce pas plutôt réservé à un public féminin ?

Et si l’on vous dit que l’Armée a intégrée une forme adaptée de la sophrologie dans la préparation de ses hommes ? 

Evidemment, on ne s’adresse pas à une équipe de soignants de la même façon qu’à des ouvriers du bâtiment. C’est une question d’adaptation. Et la sophrologie est a cette force d’être tout terrain.

8/ Combien faut-il de séances pour trouver un bénéfice ?

Dès la première séance, les participants expérimentent de la détente, une libération du stress.

De séance en séance, il s’agit d’explorer différents exercices pour déterminer ce qui convient le mieux à chacun.

Par ailleurs, il appartient à chacun de s’approprier les exercices. Avec un peu d’entrainement, il est encore plus facile d’utiliser les techniques quand la situation l’impose. On devient actif de son propre bien-être !

9/ Comment intégrer la sophrologie dans la vie de l’entreprise ?

Naturellement, cela doit se faire sur la base d’un échange entre le sophrologue et le décideur.

  • Quel sera la cadence juste ? Certaines entreprises optent pour un cycle de séances de sophrologie. D’autres l’ont totalement adoptée dans leur rythme, en intégrant une séance, soit par semaine, par quinzaine ou mensuelle.
  • Quel sera l’horaire adapté ? Là encore, tout est envisageable pour le bénéfice de l’entreprise et des collaborateurs. 
  • Quelle sera la forme de pratique ? Cela peut se faire sous forme de séances, entre 1h et 1h30, sous forme d’atelier et de formations. La pratique en elle-même offre beaucoup de possibilités et peut être très créative ! Elle peut être très ludique, plus ou moins sportive, dansée ou en mode randonnée ! Cela se crée ensemble, sur la base d’un dialogue.

10/ Comment faire se rencontrer la sophrologie et la sécurité sanitaire face au Covid 19 ?

Aucun contact entre le sophrologue et le participant n’est nécessaire. La distanciation sociale est très facile à mettre en place, dès lors que l’espace est suffisant. Pour les exercices de respiration, se mettre côte à côte plutôt que face à face sera recommandé. Le lavage des mains et la désinfection des chaises et du lieu est de la responsabilité de chacun.

Florence Pécriaux

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